Cercle des Lecteurs juin 2014 : "le voyage" Le choix de Catherine«En 1874, à Washington, le président américain Grand accepte dans le plus grand secret la proposition incroyable du chef indien Little Wolf de troquer mille femmes blanches contre chevaux et bisons pour favoriser l’intégration de son peuple, assiégé de toutes parts, lui assurer la sécurité et la prospérité. La plupart des « mille femmes » prêtes à se marier avec un indigène américain viennent des pénitenciers et des asiles d’aliénés. Malgré leur quête de liberté, en dépit de la beauté des paysages traversés, ces femmes s’inquiètent de ce qui les attend au terme de ce voyage… partager la vie avec des « sauvages », « une espèce à part», des hommes et des femmes encore à l’âge de pierre, des païens… Toutefois, vu la façon dont elles ont été traitées par les gens dits « civilisés", il leur tarde finalement d’aller vivre chez les « sauvages », en espérant qu’eux, au moins sauront les apprécier. Elles connaissent de grandes appréhensions, des doutes, mais aussi des exaltations, de l’émerveillement devant cette civilisation respectueuse des individus et de l’environnement. Même si leur enthousiasme, leur volonté de changer ces hommes sont mis à mal lorsqu’elles assistent aux violents combats guerriers, lorsqu’elles constatent les ravages de l’alcool, elles demeurent fidèles à leur peuple d’adoption et lui donnent des enfants. Mais le pire vient des hommes blancs… Les enfants de ces femmes sont restés les témoins du voyage de ces 1000 femmes blanches qui ont tenté de créer un lien entre des hommes différents qui n’ont pas su se comprendre. C’est un roman bâti sur un fait historique. C’est tout à la fois une histoire romanesque et un roman d’aventure avec de nombreux personnages très forts, dont on veut connaître le destin. En réalité, c’est un voyage entre deux mondes d’hommes, les indiens et les blancs, deux cultures, qui n’ont pas su se comprendre, ni hier ni aujourd’hui. Et c’est un drame qui ne peut nous laisser insensible».
jeudi 19 juin 2014
1000 femmes blanches, Jim Fergus
L'homme qui voulait être heureux, Laurent Gounelle
Cercle des Lecteurs juin 2014 : "le voyage" Le choix de Caroline«Ce livre nous fait voyager à Bali au cœur de l’Indonésie où le narrateur passe ses vacances, il décide d’aller consulter un guérisseur ou « vieux sage » de grande renommée juste avant de rentrer chez lui. Ce dernier lui annonce qu’il est en bonne santé, mais qu’il n’est pas heureux. Nous passons ainsi d’un voyage touristique à un vrai voyage intérieur et philosophique sur le bonheur. Comment être heureux ? Le sage nous conduit, grâce à des recherches ou défis lancés au narrateur, à quelques réflexions: - Pourquoi ne pas mener la vie que nous aimerions mener ? - Quels sont les éléments extérieurs qui nous en empêche ? - Est-ce que le bonheur n’est pas anéanti par nos propres croyances ? J’ai apprécié cette vision fondamentalement optimiste de l’être humain qui nous prouve que « l’on est ce que l’on croit », et que tous les obstacles peuvent être surmontés à condition de le vouloir vraiment. J’ai donc passé de très bons moments avec ce livre, qui m’a permis de faire une vrai pause dans mon quotidien survolté qui ressemble peut-être au vôtre…».
vendredi 13 juin 2014
Into the wild, Jon Krakauer
Cercle des Lecteurs juin 2014 : "le voyage" Le choix de Julia« Le récit d’aventures inspire bien souvent les cinéastes qui l’adaptent plus ou moins brillamment selon leur capacité à restituer la force et l’esthétique d’une œuvre littéraire. Pour ma part, c’est par le cinéma que j’ai rencontré ce récit. Le film « Into the wild » m’ayant touchée et impressionnée, j’en suis venue à m’intéresser à l’histoire vraie de ce jeune américain, fils de bonne famille épris d’idéal et d’absolu, qui partit au lendemain de l’obtention de son diplôme universitaire pour un long périple jusqu’au fin fond de l’Alaska, et d’où il ne revint pas. L’auteur, Jon Krakauer, nous invite à découvrir le parcours passionnant de Chris McCandless. Ce récit dessiné comme un journal de bord, documenté et passionnant, et nourri par les témoignages des diverses personnes croisées par le jeune homme tout au long de son périple, retrace de manière vivante l’incroyable et dramatique périple d’un homme qui voulait vivre en communion avec la nature. Emouvante et sublime, cette histoire ne vous laissera pas indifférents… »
jeudi 12 juin 2014
Un aller simple, D. Can Cauwelaert et Eldorado, Laurent Gaudé
Cercle des Lecteurs juin 2014 : "le voyage" Le choix d'Elisabeth«Sujet actuel et conflictuel que Didier Van Cauwelaert aborde dans « Un aller simple » avec humour et dérision. Enfant trouvé, tiraillé entre l’ignorance de ses origines, les traditions arabes que lui impose son faux passeport et celles des gens du voyage qui l’ont recueilli, Aziz est un jour reconduit pour l’exemple dans « son pays d’origine ». Un monde imaginaire dans lequel il embarque le lecteur et son compagnon de voyage, un attaché humanitaire en dépression qui va se dépouiller, en cours de route, de la vie qu’il mène au ministère pour aller vers celle dont il rêve. Un livre burlesque et émouvant, vite dévoré. Changement de ton avec Laurent Gaudé, qui dans « Eldorado » donne une voix à ces masses de migrants qui échouent chaque jour sur nos côtes européennes. Dans son livre, tout se passe en méditerranée et son pourtour, lieu de confrontation entre les migrants clandestins et la police des frontières. Deux récits se croisent, celui d’un douanier commandant de navire, brisé par l’absurde de sa fonction – recueillir des êtres affamés, abandonnés en pleine mer pour les placer en camps d’internement - qui décide de tout abandonner et prendre la mer et de l’autre côté de la méditerranée celui de deux frères qui quittent le Soudan, famille et amis pour entreprendre le dangereux voyage vers l’Eldorado européen. Dans un style simple et émouvant Laurent Gaudé nous conte le terrifiant voyage de ces clandestins, otages de passeurs, mais déterminés à tenter l’aventure pour une vie meilleure. Un grand roman qui permet d'appréhender ce fléau non plus comme un chiffre abstrait mais comme un drame de notre temps».
Comment voyager avec un saumon, Umberto Eco
Cercle des Lecteurs juin 2014 : "le voyage" Le choix de Bing«Ce livre est une sélection de plusieurs essais amusants, une collection d'anecdotes écrites par U. Eco dans les années '80 et '90. La première histoire, qui donne son titre au livre, raconte comment l'auteur a du mal à voyager avec un saumon acheté à l’aéroport de Stockholm. En arrivant à son hôtel à Londres, il met le saumon dans le mini bar qu’il vide des petites bouteilles, cacahuètes, chocolats, etc... Mais chaque jour le personnel sort le pauvre poisson du frigo pour le remplacer par les bouteilles et provisions habituelles. Umberto Eco est également confronté à des pannes du système informatique et à des quiproquos réguliers avec les employés Indiens de l’hôtel qui ne parlent pas bien l'anglais. A la fin, non seulement le saumon est abîmé, mais la facture mini bar est astronomique. Avec finesse et humour, l’auteur nous parle du voyage et de ses aventures, de la technologie moderne, de l’absurdité de la vie quotidienne, et de l’insensibilité du monde. Il s’interroge sur ces appareils qui prétendent nous simplifier la vie et nous transforment en collectionneurs d'inutilités. Il relate les difficultés d'un monde insensible, qui insiste, pour des raisons inexplicables à agir de façon totalement incorrecte. Ce livre m'a certainement fait rire, et j'avais du mal à garder mon sérieux. C'est aussi un excellent compagnon de voyage».
mercredi 11 juin 2014
L'espace prend la forme de mon regard, Hubert Reeves
Cercle des Lecteurs juin 2014 : "le voyage" Le choix de Vincent« Habituellement nous connaissons Hubert Reeves, pour ses qualités de pédagogue, ses capacités à mettre à la portée de tous les découvertes dans le domaine de l'astrophysique. Dans ce livre nous découvrons un H. Reeves poète, amoureux de la nature, de la vie et de son incroyable aventure. Il nous propose un questionnement sur la place de l'homme dans l'univers, sa relation aux étoiles aux plantes et aux animaux. Cette réflexion menée avec de superbes images et un sens accompli de l'écriture, nous fait la démonstration que poésie et science peuvent s'unir pour nous proposer une leçon de vie ».
jeudi 20 février 2014
Le prince des marées, Pat Conroy
Le prince des marées "Nous avons vécu une enfance abominable, qui nous a gentiment mis sur les rails d'une vie adulte abominable." Entre une épouse qui a pris un amant, une sœur trop prompte à manier les lames de rasoir et un frère recherché pour meurtre, Tom est habité par un fort sentiment d'échec. Un roman digne des plus grandes œuvres de la littérature sudiste. Le Mot de l'éditeur : Le prince des marées Tom, Luke et Savannah ont grandi au paradis, dans le sud faulknérien, sur la petite île de Melrose où leur père pêchait et leur mère régnait par sa beauté. Comment survivre à tant de bonheur et de poésie ? Leur enfance éblouie et perdue préfigure les drames inévitables de l'âge adulte. Parce qu'ils refusent de mûrir, de vieillir, leurs rêves d'art, d'exploits, de justice vont se heurter à la brutalité du monde réel. La géniale et tragique Savannah et ses frères affrontent l'amour, la solitude et la peur de vivre avec une ironie désespérée. De leurs blessures inguérissables naissent des fous rires sans fin et une immense tendresse. Entre l'émotion et la vivifiante intelligence, "Le Prince des Marées" est un de ces livres magiques qui peuvent vous briser le cœur, un de ceux que l'on n'oublie jamais.
Cercle des Lecteurs février 2014 : "coups de coeur"
La Massaï blanche, Corinne Hofmann
La Massaï blanche Lorsque, à 27 ans, Corinne Hofmann foule le sol de Mombassa, elle ne sait pas encore que sa vie va prendre un tournant décisif. Venue au Kenya pour les vacances, il suffit du regard perçant d'un guerrier massaï, Lketinga, pour ravir la jeune femme à son amant, à sa culture et à sa vie de commerçante de Biel, en Suisse. En quelques mois, Corinne Hofmann lâche les amarres de l'Europe pour s'immerger dans un nouveau monde et s'installe au cœur de la brousse aux côtés de son amour africain. Est-elle vraiment prête à y tenir le rôle d'une épouse modèle en pays massaï ?
Cercle des Lecteurs février 2014 : "coups de coeur"
jeudi 13 février 2014
La petit fille de Monsieur Linh, Philippe Claudel
Cercle des Lecteurs février 2014 : "coups de coeur"
La mort du roi Tsongor, Laurent Gaudé
Dans une Antiquité imaginaire, le vieux Tsongor, roi de Massaba, souverain d'un empire immense, s'apprête à marier sa fille. Mais au jour des fiançailles, un deuxième prétendant surgit. La guerre éclate : c'est Troie assiégée, c'est Thèbes livrée à la haine. Le monarque s'éteint ; son plus jeune fils s'en va parcourir le continent pour édifier sept tombeaux à l'image de ce que fut le vénéré - et aussi le haïssable - roi Tsongor. Roman des origines, récit épique et initiatique, le livre de Laurent Gaudé déploie dans une langue enivrante les étendards de la bravoure, la flamboyante beauté des héros, mais aussi l'insidieuse révélation, en eux, de la défaite. Car en chacun doit s'accomplir, de quelque manière, l'apprentissage de la honte.Cercle des Lecteurs février 2014 : "coups de coeur"
Le voyage de Théo, Catherine Clément
Le voyage de Théo Théo, quatorze ans, est atteint d'une maladie incurable. Sa tante Marthe, personnage excentrique, décide de le prendre sous son aile au cours d'un long périple. A travers l'Europe, l'Asie, l'Amérique et l'Afrique, Théo va faire le tour du monde des religions pour trouver sur place des réponses à la question de l'existence de Dieu. Curieux de tout, il interroge les rites, mythes fondateurs et cosmogonies des principales traditions. Le voyage de Théo, en même temps qu'il l'achemine vers un destin qui doit autant à la médecine qu'à l'amour, le conduit ainsi à la rencontre de sage qui ouvriront son esprit et apaiseront son coeur. Foisonnant d'informations, ce roman est une formidable initiation aux grands courants spirituels de l'humanité.Cercle des Lecteurs février 2014 : "coups de coeur"
Quand j'avais cinq ans je m'ai tué, H. Buten
Quand j'avais cinq ans je m'ai tué Il voulait voir s'envoler les minutes... Gil n'a que huit ans. Mais son petit coeur a déjà connu de bien grands sentiments. Trop grands. Trop forts... A cause de ce qu'il a fait à Jessica, le voici dans une résidence spécialisée. Seul, face à la bêtise des adultes qui transforment ses rêves en symptômes cliniques, et son amour en attentat. Seul dans une forteresse de silence. Qui pourra l'y rechercher ? Une émotion pure, dans une langue merveilleusement préservée.
Cercle des Lecteurs février 2014 : "coups de coeur"
L'attentat, Yasmina Khadra
Résumé :
Dans un restaurant de Tel Aviv, une jeune femme se fait exploser au milieu de dizaines de clients. À l'hôpital, le docteur Amine, chirurgien israélien d'origine arabe, opère à la chaîne les survivants de l'attentat. Dans la nuit qui suit le carnage, on le rappelle d'urgence pour examiner le corps déchiqueté de la kamikaze. Le sol se dérobe alors sous ses pieds: il s'agit de sa propre femme. Comment admettre l'impossible, comprendre l'inimaginable, découvrir qu'on a partagé, des années durant, la vie et l'intimité d'une personne dont on ignorait l'essentiel? Pour savoir, il faut entrer dans la haine, le sang et le combat désespéré du peuple palestinien...
Comité de Lecture, Caractères :
A lire absolument.Cercle des Lecteurs février 2014 : "coups de coeur"
Superbement écrit avec un français très riche et une vision différente du
terrorisme.
mercredi 12 février 2014
Le poisson d'or, JMG Le Clézio
"Oh poisson, petit poisson d'or, prends bien garde à toi ! Car il y a tant de lassos et de filets tendus pour toi dans ce monde." C'est de ce proverbe nahuatl que vient le titre de ce roman dans lequel le poisson d'or a un visage, celui de Laïla. Née en Afrique du Nord, Laïla a été violée, battue et est devenue à moitié sourde à l'âge de six ans. Elle est vendue à Lalla Asma qui devient à la fois sa maîtresse et sa grand-mère. A sa mort, Laïla s'enfuit, brisant le joug qui la lie à Zohra, belle-fille de Lalla qui la maltraite. Elle se réfugiera dans la maison de celles qu'elle appelle les "princesses" et fuira avec l'une d'elle, Houriya, vers l'étranger. Sans cesse en fuite, Laïla découvrira la France, les Etats-Unis et multipliera les rencontres, bonnes ou mauvaises. Sa soif de vivre et de liberté et sa détermination l'aideront à se défaire des hostilités et de la violence des univers qu'elle traverse. Avec simplicité et fluidité, l'écriture de Le Clézio, guidée par Laïla qui est ici la narratrice, réussit à dire avec une même justesse, les paysages d'Afrique du Nord, les quartiers populaires de Paris, la détresse, la violence, le rêve et la vie.ercle des Lecteurs février 2014 : "coups de coeur"
Les ignorants, E Davodeau
Étienne Davodeau est auteur de bande dessinée, il ne sait pas grand-chose du monde du vin. Richard Leroy est vigneron, il n'a quasiment jamais lu de bande dessinée. C'est le joyeux récit d'une initiation croisée que vous propose les Ignorants. Le Mot de l'éditeur : Les ignorants Un vigneron chez Jean-Pierre Gibrat ou chez Emmanuel Guibert, et un auteur de bande dessinée dans la vigne : mais qui sont-ils ? Deux ignorants ! Comment, pourquoi, et pour qui faire des livres ou du vin ? Les réponses à ces questions forment le récit vivant et joyeux d’une initiation croisée. Par un beau temps d’hiver, deux individus, bonnets sur la tête, sécateur en main, taillent une vigne. L’un a le geste et la parole assurés. L’autre, plus emprunté, regarde le premier, cherche à comprendre « ce qui relie ce type à sa vigne », et s’étonne de « la singulière fusion entre un individu et un morceau de rocher battu par les vents ». Le premier est vigneron, le second auteur de bandes dessinées. Pendant un an, Étienne Davodeau a goûté aux joies de la taille, du décavaillonnage, de la tonnellerie ou encore s’est interrogé sur la biodynamie. Richard Leroy, de son côté, a lu des bandes dessinées choisies par Étienne, a rencontré des auteurs, s’est rendu dans des festivals, est allé chez un imprimeur, s’est penché sur la planche à dessin d’Étienne... Étienne et Richard échangent leurs savoirs et savoir-faire, mettent en évidence les points que ces pratiques (artistiques et vigneronnes) peuvent avoir en commun ; et ils sont plus nombreux qu’on ne pourrait l’envisager de prime abord…ercle des Lecteurs février 2014 : "coups de coeur"
Le soleil des Scorta, Laurent Gaudé
La lignée des Scorta est née d'un viol et du péché. Maudite, méprisée, cette famille est guettée par la folie et la pauvreté. A Montepuccio, dans le sud de l'Italie, seul l'éclat de l'argent peut éclipser l'indignité d'une telle naissance. C'est en accédant à l'aisance matérielle que les Scorta pensent éloigner d'eux l'opprobre. Mais si le jugement des hommes finit par ne plus les atteindre, le destin, lui, peut encore les rattraper.Cercle des Lecteurs février 2014 : "coups de coeur"
L'équation africaine, Y. Khadra
Cercle des Lecteurs février 2014 : "coups de coeur"
jeudi 13 juin 2013
Si c'est un homme, Primo Levi
Primo Lévi explique avec la pertinence du vécu le procédé de déshumanisation voulu par les allemands à l'encontre des juifs. Il explique également comment il semble toucher le fond, avant de se raccrocher à des espoirs improbables et précaires. Si c'est un homme apparaît donc comme une description des damnés, condamnés à travailler comme des esclaves jusqu'à ce qu'ils viennent à mourir de fatigue, de froid ou de faim.
http://sicestunhomme.fr
Cercle des Lecteurs juin 2013 : "liberté et libre arbitre"
L'hôte, Albert Camus - Adaptation BD J. Ferrandez

Résumé du livre
Daru, jeune instituteur né en Algérie, vit dans son école, au coeur des hauts plateaux. Il fait la classe à des enfants arabes venus des hameaux environnants. Un jour d'hiver, le gendarme Balducci lui confie un prisonnier arabe en lui donnant l'ordre de le convoyer jusqu'à la ville voisine pour le livrer à la justice. Daru a beau refuser la mission, le gendarme s'en va et laisse là le prisonnier.
La critique [evene] par Mikaël Demets
Auteur de l'oeuvre dessinée la plus complète sur l'Algérie avec ses 'Carnets d'Orient', Jacques Ferrandez, en choisissant d'adapter cette courte nouvelle d'Albert Camus, reste dans un univers qu'il connaît à la perfection. Mais cette fois, ce sont les mots d'un autre qu'il doit mettre en scène. 'L'Hôte' est sans doute, derrière son apparent dénuement, l'un des textes les plus remarquables de l'auteur de 'La Chute', le seul à évoquer aussi explicitement le conflit algérien. En construisant ses pages en deux temps, un fond d'aquarelles sur lesquelles se détachent les vignettes de la narration, Ferrandez donne toute sa mesure à l'immensité d'un paysage lunaire qui écrase les personnages. L'intrigue, très simple, se résume finalement à deux dialogues, entre un instituteur et le gendarme, puis entre l'instituteur et le détenu. Deux échanges d'une simplicité désarmante mais, et c'est là tout le génie de Camus, deux échanges où chaque mot est pesé, choisi, calibré. Et où les regards, les silences, les sous-entendus paraissent presque plus redoutable que le verbe. En aérant sa mise en page, mais aussi en alternant les passages contemplatifs, Ferrandez sait donner à chaque mot sa valeur, et servir au mieux la pureté du texte original. Derrière la retenue ô combien pudique, Camus et Ferrandez mettent beaucoup. Et le crime autour duquel tourne le drame apparaît comme le signe avant-coureur du déchaînement de violence et d'horreur qui va enflammer l'Algérie. La nouvelle de Camus dégageait une aura prophétique ; l'adaptation de Ferrandez ravive toute sa force.
Cercle des Lecteurs juin 2013 : "liberté et libre arbitre", Le choix de Colette
lundi 15 octobre 2012
QUI A TUE PALOMINO MOLERO, Mario Vargas Llosa
Comité de Lecture, Elisabeth :
Un roman qui se lit d'une seule traite, dont le récit plein de contrastes est à la fois sombre et drôle.Après le choc des premières pages qui décrivent avec beaucoup de détails sordides un meurtre qui vient d’être commis, l'enquête policière nous révèle une région pauvre du Pérou où les classes sociales ne se mélangent pas. D'un côté le monde secret de l'armée et celui protégé des «gringos» de l’»international Petroleum company», de l'autre une population pauvre, mais haute en couleur qui gravite dans les ruelles de la petite ville de Talara. Ce n'est pas un roman policier traditionnel, l'enquête n'est, en fait, qu'un prétexte et nous révèle à travers un amour impossible, la confrontation entre ces deux mondes qui laisse deviner aux lecteurs la gangrène de la corruption.
lundi 17 janvier 2011
TOKYO, Mo Hayder

Presses de la Cité 2005, Grans Prix Lectrices Elles 2006
Résumé du livre :
Grey, une jeune Anglaise au passé tumultueux, quitte Londres et débarque à Tokyo à la recherche d'un vieux film dont l'existence est contestée. Ce film contiendrait les seules et uniques preuves que des atrocités ont été commises par les Japonais à Nankin en 1937. Dès lors, Grey mène l'enquête, mais son parcours est semé d'embûches car elle se trouve seule dans une ville qui lui est totalement inconnue. Son histoire est intimement liée à celle de l'universitaire chinois Chongming qui a écrit un journal au moment de l'entrée des soldats nippons dans Nankin, alors qu'il se trouvait en compagnie de sa femme sur le point d'accoucher.
Comité de Lecture, Caractères :
Un excellente lecture riche de personnages très particuliers, complexes,
dans un univers dépaysant où la tension est menée sans répit jusqu'à son
paroxysme, la révélation de l'obsession qui fait que Grey débarque à Tokyo un
jour sans rien d'autre qu'une idée fixe... Méfiez-vous des idées fixes, si on en
croit l'auteur, elles cotoient la noirceur de l'âme humaine !
vendredi 5 novembre 2010
LES YEUX JAUNES DES CROCODILES, Katherine Pancol
Résumé :
Deux sœurs, la quarantaine, deux existences différentes. L'une à tout pour plaire, elle s'appelle Iris, elle est belle et mariée à un riche homme d'affaires et mène une vie de bourgeoise dépensière dans un quartier huppé. En apparence, elle a tout pour être heureuse, mais elle s'ennuie ferme et rêve de donner un sens à sa vie.
L'autre, Joséphine, délaissée par son mari, vit avec ses deux filles en banlieue parisienne. C'est une historienne passionnée par l'époque moyenâgeuse, qui se bat pour gérer au mieux les difficultés financière qui l'assaillent. Elle n'a pas le temps de s'occuper d'elle et manque d'assurance, de confiance et subit à longueur de temps les remontrances de sa fille aînée, adolescente insubordonnée.
C'est au cours d'un dîner que le destin de ses deux sœurs va basculer. Iris fait la connaissance d'un célèbre éditeur et, pour se donner de l'importance, prétend qu'elle écrit un livre qui aura pour sujet le moyen âge. Très intéressé par cette idée, l'éditeur attend ses premières pages.
Empêtrée dans son mensonge, et pour ne pas paraître ridicule, Iris qui a toujours eu une certaine autorité sur sa sœur, persuade cette dernière d'écrire à sa place en lui promettant de garder ce lourd secret : Iris signera, Joséphine empochera.
Mais ce qu'elles n'avaient pas prévu c'est que le livre devient un best-seller...
Comité de Lecture, Caractères :
Un vrai coup de coeur pour ce roman. Je me suis plongée dans ce livre avec
délectation. Les personnages sont attachants, ils s'aiment, se déchirent. On
est pris dans le tourbillon de cette saga. On dévore ce gros livre de 650
pages et on en redemande !
mercredi 20 octobre 2010
LE COUPEUR DE MOTS, Hans Joachim
Paul, un petit garçon trouve un arrangement bien accommodant : un bonhomme lui fait ses devoirs (ainsi il peut jouer au foot avec ses copains !) en échange de "bricoles" : il lui cède ses articles, puis d'autres éléments de la phrase. Au départ ses amis trouvent étonnante sa nouvelle façon de parler, mais Paul s'y habitue. Sauf qu'à force de céder qualificatifs et autres éléments, il devient incompréhensible et finit par comprendre son énorme erreur !
Il fera donc le nécessaire pour récupérer des phrases complètes et correctes.
Comité de Lecture, Caractères :
Une sympathique et ludique façon de démontrer l'intérêt de la construction
de la phrase et d'aborder les différents éléments grammaticaux.
Dès 8 ans.
35 KILOS D'ESPOIR, Anna Gavalda
Grégoire a un sérieux problème : il n'aime pas l'école. Pire : il la hait. Grégoire ne s'épanouit que dans le bricolage, et les heures passées dans le cabanon-atelier de son grand-père constituent son unique échappatoire. Affublé d'un dossier scolaire calamiteux, Grégoire a une révélation au moment d'entrer en classe de sixième : il est nul, mais il a envie de s'en sortir... Comment un garçon qui a l'école en horreur parvient-il à s'épanouir ?
Comité de Lecture, Caractères :
Un roman dense et bouleversant. Anna Gavalda n’a pas son pareil pour dire sans artifice les émotions et les sentiments les plus forts.
Pour les 9-10 ans
mercredi 6 octobre 2010
CE QUE JE SAIS DE VERA CANDIDA, Véronica OVALDE

Résumé du livre
Quelque part dans une Amérique du Sud imaginaire, trois femmes d'une même lignée semblent promises au même destin : enfanter une fille et ne pouvoir jamais révéler le nom du père. Elles se nomment Rose, Violette et Vera Candida. Elles sont toutes éprises de liberté mais enclines à la mélancolie, téméraires mais sujettes aux fatalités propres à leur sexe. Parmi elles, seule Vera Candida ose penser qu'un destin, cela se brise. Elle fuit l'île de Vatapuna dès sa quinzième année et part pour Lahomeria, où elle rêve d'une vie sans passé. Un certain Itxaga, journaliste à L' Indépendant, va grandement bouleverser cet espoir.
Comité de Lecture, Caractères
Une lecture envoutante, très bien écrite, où le destin tragique de ces trois générations de femme, dans un décor imaginaire mais que l'on touche du bout des doigts, se dilue dans un univers tellement romanesque qu'on bien du mal à le quitter. Existe en Audiolib.
La critique [evene] par Emilie Vitel
Etonnante, Véronique Ovaldé, qui de livre en livre saute audacieusement d'un univers à l'autre. Après s'être brillamment essayée au polar dans 'Et mon coeur transparent', où elle mêlait avec subtilité intrigue et sentiments, c'est aux confins de l'Amérique latine qu'elle nous embarque dans 'Ce que je sais de Vera Candida'. Un roman brut, trivial, qui dévoile sans fard l'indignité humaine. Ici, les personnages évoluent dans des contrées préservées et portent des prénoms homériques mais subissent de plein fouet la cruauté du monde moderne. Enfants de viols, enfants d'incestes... Débarrassée de son halo d'exceptionnel, la progéniture apparaît sous son vrai visage, celui d'un fardeau qui scelle le sort de ses aînées. Mais quand certaines sont outrageusement dénuées d'instinct maternel, d'autres trouvent en ces symboles de renouveau la force de s'élever, de faire mieux que celles qui leur ont donné le jour. L'écrivain suit ses héroïnes dans leur découverte d'elles-mêmes, arpente avec la même ferveur paysages magiques et trottoirs inhospitaliers, éprouvant au passage l'intransigeance de la condition féminine. L'atmosphère chaude et envoûtante du Sud rappelle les ouvrages d'Isabel Allende. L'insoutenable légèreté des êtres évoque Milan Kundera. Fresque constellée de femmes courageuses, intrinsèquement éprises d'absolu et gonflées d'un orgueil salutaire, 'Ce que je sais de Vera Candida' puise au coeur de l'hérédité qui bat en chacun pour mieux saisir l'inconstance du destin. Sorte de conte de fées pour adultes lucides, il classe définitivement Véronique Ovaldé parmi les plumes les plus remarquables de la littérature française contemporaine.
vendredi 18 juin 2010
MAIGRIR C'EST DANS LA TETE, Dr Apfeldorfer

Un livre essentiel parce qu'il insiste sur l'aspect psychologique de la relation à la nourriture. Ce livre remarquable est dédié à toutes les personnes qui n'ont jamais réussi à maigrir ou à rester minces malgré des régimes faits plutôt sérieusement. Comme l'explique l'auteur, médecin psychiatre et psychothérapeute, maigrir ne signifie pas seulement que l'on va perdre des kilos !!
Avis d'internaute : Ce livre empathique, intelligent, aux bénéfices durables et réels peutchanger votre vie... à condition de le lire, de le relire et d'en comprendre le sens profond : une bienveillance sans fond pour soi-même est l'une des grandes clefs qui puisse permettre de retrouver un lien satifaisant et durable avec son corps...
dimanche 2 mai 2010
ANTICANCER, David Servan-Schreiber

Résumé du livre
Dans ce livre, David Servan-Schreiber expose une nouvelle vision de la biologie du cancer. Et affirme : pour lutter contre cette maladie, il faut aussi faire appel à nos défenses naturelles. La médecine occidentale moderne dépiste et soigne le cancer, mais elle ne tire pas parti des découvertes récentes qui montrent comment mieux s'en protéger. David Servan-Schreiber retrace les aventures scientifiques qui ont mené à cette approche et propose une pratique de prévention et d'accompagnement des traitements classiques. Il ne parle pas seulement en tant que médecin et chercheur. Il révèle ici qu'il a été atteint par un cancer, raconte sa confrontation avec la maladie et comment il s'est soigné. En partageant cette expérience et cette aventure intérieure, David Servan-Schreiber espère qu'il aidera chacun, quelle que soit sa situation, à mettre toutes les chances de son côté.
Critiques [Wikipedia]
Mais ses critiques contre la psychiatrie et la psychanalyse - entre autres - l'ont à son tour exposé à des critiques de la part de spécialistes de ces disciplines. Ses approches sont souvent discutées sévèrement. Sur la dépression, les thèses de Servan-Schreiber paraissent pouvoir être utiles pour des dépressions légères et modérées pour lesquelles elles peuvent contribuer à se passer du recours aux antidépresseurs comme le confirme le rapport de la Mental Health Foundation[6]. Certains critiques émanant de la psychanalyse traditionnelle suggèrent qu'elles risquent de contribuer à renforcer les résistances de personnes qui auraient besoin de se faire soigner notamment par une psychothérapie, une psychanalyse ou autres. Les travaux de recherche qu'il cite dans son livre récent sur la lutte contre le cancer par des approches naturelles sont à considérer avec l'esprit critique qui s'impose dans tout débat scientifique. Toutefois les thèses de Servan-Schreiber ont été confirmées par certaines des conclusions du rapport d'octobre 2007[7] du Fonds Mondial de la Recherche Contre le Cancer qui confirme l'importance de la nutrition et de l'activité physique dans la prévention -- et l'accompagnement des traitements -- de la maladie. A son tour, en 2009, un rapport de l'Institut National du Cancer (INCa) en France[8] reprend ces conclusions.









